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Il sest vendu 630.000 fours encastrables
lan dernier en France. Dans le même temps, la
bonne vieille cuisinière a perdu du terrain. Ce phénomène,
on le doit en partie à lévolution esthétique
des cuisines un beau four étant plus harmonieux
encastré dans des meubles élégants
mais également aux avancées techniques considérables
quont été lavènement des
multifonctions et la gestion électronique. Parmi les
exigences primordiales envers leur four, les Français
relèvent la facilité de nettoyage. La pyrolyse
est donc devenue un critère de choix à part
entière, même si elle na pas dincidence
sur les performances culinaires de lappareil.
Le four multifonctions pyrolyse semble
en effet considéré aujourdhui comme le
"nec plus ultra", tant par les fabricants que par
les revendeurs et les utilisateurs. La plupart des marques
proposent ce type dappareil qui était, il y a
quelques années, confiné dans le haut de gamme.
Du coup, les consommateurs avisés se décident
à troquer leur cuisinière contre des appareils
encastrables plus esthétiques et plus pratiques.
Ceci explique la progression régulière du taux
déquipement des ménages en fours encastrables
: si seuls 5 % dentre eux avaient opté pour cette
solution au début des années 70, ils étaient
11 % en 1980, 23 % en 1990 et quelque 40 % aujourdhui.
Et ce marché en puissance stimule la créativité
des fabricants : le design sest diversifié et
lélectronique, forte de sa domination, a investi
la carcasse.
A considérer la suprématie
de la fonction pyrolyse dans la litanie des "plus produit"
couramment énoncée, on peut sinterroger
sur la fonction réelle du four. Après tout,
la pyrolyse nest quun mode de nettoyage. Un four
sert dabord à cuisiner. Prôner la pyrolyse
comme un summum risque de nous le faire oublier. Si elle a
acquis tant de poids dans largumentaire, cest
que le nettoyage du four, en France, sest avéré
plus laborieux que partout ailleurs. Traditions culinaires
obligent, les cuissons se font à forte température,
plats découverts, avec des projections graisseuses
importantes. Différents systèmes ont été
trouvés pour faciliter le dégraissage.

La marque
Smeg propose une demi-douzaine de fours encastrables pyrolyse
dont ce modèle SE2010
Séduction à multifonctions
et porte froide.

Les fours
pyrolyse peuvent aussi arborer un style rétro, comme
celui-ci issu de la collection "Fifties"
de Candy.

Le four
2HF-45 de Fagor est pourvu d'un gril double à
deux intensités de chauffe, d'un système de
sortie d'air ventilé par l'avant et de grilles avec
blocage de sécurité en bout de course.

Pionnier du "bio-design", Scholtès poursuit
dans cette voie avec ce four Ikone.
Grâce au système de Cuisson Optimale Programmée
(COP), il automatise toutes les cuissons de pâtisserie.
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Quelques
termes
techniques...
Air pulsé.
A la différence de la chaleur tournante (Four
Kûppersbusch, en bas, à droite), lair
pulsé nest pas réchauffé
par une résistance spécifique, mais la
ventilation assure une répartition homogène
de la chaleur. Le brassage de lair dans la cavité
ne permet de cuire simultanément que des aliments
de même nature.
Catalyseur de fumées.
Filtre en céramique entouré dune
résistance électrique, situé à
la sortie dair du moufle, qui détruit les
fumées et les odeurs avant que lair ne
soit rejeté à lextérieur.
Chaleur tournante.
Elle associe une résistance chauffante circulaire
autour de la turbine située sur la paroi arrière,
ce qui réchauffe rapidement lair renvoyé
dans lenceinte. La température est homogène
et lon peut cuisiner des plats différents
sur plusieurs niveaux, sans mélange dodeurs
ou de saveurs.
Porte froide.
Lappellation est une hyperbole car la température
extérieure de la porte est, dans la majorité
des cas, lors de la cuisson et a fortiorilors de la
pyrolyse, supérieure à la température
corporelle (37° C), cest-à-dire relativement
chaude. On a coutume dappeler porte tempérée
une porte refroidie par une ventilation, et porte froide
une porte dont la température, lors de la pyrolyse,
ne dépasse pas 65° C. Il nexiste cependant
aucune réglementation pour linstant. Une
appellation mieux définie est à létude.
Pyrolyse ventilée.
La turbine fonctionne pendant la pyrolyse, ce qui fait
circuler lair surchauffé dans toute la
cavité pour carboniser les dépôts
dans les moindres recoins. souvent remplacés
par des écrans où les indications apparaissent
en toutes lettres. Lélectronique est le
grand cheval de bataille des fabricants qui sont parvenus,
grâce aux microprocesseurs, à automatiser
le fonctionnement de leurs appareils. Ceux-ci déterminent
la température, la durée et le mode de
chauffe, lutilisateur nayant quà
indiquer le type de cuisson à réaliser.
Pour optimiser le fonctionnement de la chaleur tournante,
Küppersbusch a inventé un système
de purification de l'air qui utilise la turbine, au
fond du four, pour détruire les graisses, les
odeurs et les fumées lors de la cuisson.
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Les
systèmes de nettoyage
Les traitements démail.
Ils lissent la surface des parois et réduisent la rétention
des salissures qui séliminent plus facilement
au passage de léponge. Les accessoires du four
(plaques à pâtisserie, tournebroche, lèche-frites...)
peuvent dailleurs être recouverts du même
type démail. Cette solution est économique.
Plusieurs marques proposent ce type démail lisse
antiadhérent, parfois sous des dénominations
propres : ActivEmail (Brandt et Sauter), Pyroclean (De Dietrich),
Clean Email (Gaggenau et Miele), ÖkoEmail (Küppersbusch),
Easy-to-Clean (Teka), Email super lisse (Whirlpool), Clear
& Clean (Zanussi).
La catalyse.
Elle oxyde les graisses à laide dun catalyseur
inclus dans les micro-porosités de lémail.
Elle seffectue à 250° C. Par contre, elle
ne traite ni les accessoires collés aux parois. De
plus, au bout dun certain nombre dutilisations,
les parois sont saturées. Beaucoup de fours catalyse
possèdent des parois amovibles, voire réversibles,
qui peuvent être remplacées une fois saturées.
La pyrolyse.
Cest la combustion de tous les résidus à
500° C, pendant une à deux heures, selon le degré
de salissure. Il suffit ensuite denlever les cendres
résiduelles à laide dun torchon.
Avantage : tout est carbonisé.
Objection : très énergétique. Mais, lélectricité
française étant relativement bon marché,
un cycle pyrolyse ne coûte que quelques francs (consommation
: environ 3 kWh). Dautant quil est parfois possible
de la programmer pour quelle se déclenche au
moment du passage au tarif en heures creuses.
Cette technique semble donc la plus efficace et la plupart
des marques lont commercialisée en France. Introduite
par Scholtès dès 1970, sa fiabilité sest
améliorée en même temps que celle des
pouvait avoir des conséquences funestes sur lémail,
voire sur les meubles, lorsque le four nétait
pas bien isolé, aujourdhui, la sécurité
est garantie. Tous les modèles pyrolyse ont une porte
tempérée (65° C maximum pendant la pyrolyse)
et un verrouillage automatique. De plus, leur isolation renforcée
se traduit par une moindre déperdition de chaleur lors
de la cuisson. Plusieurs durées de cycle sont parfois
proposées selon lencrassement du four, et certains
fabricants ont mis au point des systèmes automatiques
qui choisissent le cycle en fonction du degré de salissure
détecté.
Lhydrolyse.
La marque Neff est la seule à proposer ce mode de nettoyage
qui consiste à verser de leau savonneuse sur
la sole et à la vaporiser. La température ne
dépasse pas celle de lébullition de leau
et le processus dure 21 minutes en tout, dont 4 minutes de
chauffage. Leau se condense sur les parois et le détergent
dissout les salissures. Il suffit alors dessuyer avec
une éponge. Ecologique et économique.
Les prix :
entre 300 et 1.500 €
Le marché français des
fours encastrables est moins développé que dans
les autres pays européens, même sil commence
à rattraper son retard. En progression constante denviron
10 % par an depuis 4 ans, il a été stimulé
ces dernières années par de nombreuses innovations
fonctionnelles et une diversification esthétique importante.
Les deux tiers des ventes concernent des fours électriques
à pyrolyse. Les fabricants ont poussé le développement
de ce type de four, tablant sur les habitudes culinaires françaises
et limportance du critère "confort"
dans notre pays. A titre de comparaison, la pyrolyse ne représente
que 10 % du marché en Belgique et en Grande-Bretagne
(où lon apprécie aussi les fours gaz)
et moins de 5 % en Allemagne, en Suisse et en Autriche.
Si le prix moyen a peu évolué (environ 600 €t),
la fou rchette sest élargie, avec des fonctions
de base de plus en plus élaborées. Pyrolyse,
chaleur pulsée, gril variable, programmation... se
sont standardisés tandis que les nouvelles fonctions
apportées par lélectronique permettent
de monter en gamme. Lajout de la pyrolyse représente,
par exemple, un surcoût de lordre de 20 à
40 %. On trouve actuellement des modèles de moins de
300 € à plus de 1.500 €.
Les principaux critères dachat des consommateurs
étant lesthétique, la simplicité
dutilisation, la qualité de cuisson et la sécurité,
tout le travail des fabricants porte sur lamélioration
de ces quatre points.
Esthétique,
simplicité, qualité et sécurité
Lesthétique.
Elle sest enrichie avec la prise en compte du
concept dappareils électroménagers coordonnés.
Ainsi, Whirlpool et Neff, par exemple, ont construit leurs
offres dencastrables autour de différents styles
de cuisines. Les formes arrondies se sont imposées
ainsi que linox et les portes plein verre. Les bandeaux
comportent moins de touches et les commandes, réunies
dans un ou deux gros boutons, sont plus jolies et plus faciles
à nettoyer. Quelques marques proposent des modèles
larges de 70 cm, 80 cm ou 90 cm, à placer sous une
table assortie (Bosch, Siemens, Neff, Gaggenau, Smeg). A linverse,
on trouve des fours encastrables compacts qui nen sont
pas moins performants, mais qui permettent de gagner de la
place en hauteur (Bosch, Siemens, Neff).
La simplicité dutilisation.
Elle concerne tant lergonomie que le fonctionnement.
Lencastrement en colonne met le four à hauteur
de travail et la majorité des modèles se prêtent
à cette configuration, la ventilation seffectuant
par lavant. Pour faciliter le maniement dun four
sous plan, certains ont remplacé les gradins habituels
par des chariots sortants (Bosch, Siemens, Miele). Confort
dutilisation, toujours, grâce à des accessoires
pyrolysables, des catalyseurs de fumées, un éclairage
latéral et lamélioration de la lisibilité
des bandeaux, les pictogrammes étant de plus en plus
souvent remplacés par des écrans où les
indications apparaissent en toutes lettres. Lélectronique
est le grand cheval de bataille des fabricants qui sont parvenus,
grâce aux microprocesseurs, à automatiser le
fonctionnement de leurs appareils. Ceux-ci déterminent
la température, la durée et le mode de chauffe,
lutilisateur nayant quà indiquer
le type de cuisson à réaliser.
La qualité de cuisson.
Elle bénéficie également de lélectronisation.
La précision des thermostats garantit une homogénéité
dans le temps et étend le champ de préparations,
de la décongélation aux rôtisseries, en
passant par des cuissons complexes qui enchaînent différents
modes de chauffe. Les programmateurs permettent ce type de
combinaisons et mémorisent les propres recettes de
lutilisateur.
La sécurité.
Elle reste un élément important : porte froide
ne dépassant pas 65° C en pyrolyse (une appellation
unique est à létude), verrouillage automatique,
sécurité "oubli", grilles anti-basculement...
Bref, même si les fours multifonctions à pyrolyse
tiennent le haut du pavé, il existe sur le marché
des fours encastrables pour tous les goûts et à
tous les prix. Les critères de choix dun tel
appareil étant complexes, le conseil dun spécialiste
(comme le cuisiniste) apparaît ici essentiel pour déterminer
le four qui convient le mieux à ses habitudes culinaires
et à sa fréquence dutilisation.
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Rigueur et netteté pour ce
four multifonctions HB55074
de la ligne Aluminium de Siemens.

Quatre styles d'appareils encastrables
sont disponibles chez Whirlpool. Ici, la ligne Imagine comprend
le four multifonctions à chaleur pulsée AKZ387.

Beaucoup de perfectionnements sur
ce four H 330 BP de Miele : porte
en verre, pyrolyse " intelligente " (qui détecte
les fumées et détermine la durée de pyrolyse
nécessaire), chaleur tournante, préchauffage
en 6 minutes

Four multifonctions pyrolyse New
World 096 de Stoves. Ce fabricant propose aussi un
four combinant chaleur pulsée et cuisson au gaz, ce
qui assure une chaleur plus humide et donne ainsi aux mets
une autre saveur.

Commandé par un bandeau à
touches sensitives, le four MP 3140
N de De Dietrich est doté en outre d'un système
permettant d'adapter automatiquement la
durée de pyrolyse nécessaire pour le nettoyer.

Le four multifonctions pyrolyse
FE0840G d'Arthur Martin Electrolux
est coordonné à une ligne d'appareils encastrables
(table de cuisson gaz et hotte cheminée).

Pour optimiser le fonctionnement
de la chaleur tournante, Küppersbusch a inventé
un système de purification de l'air qui utilise la
turbine, au fond du four, pour détruire les graisses,
les odeurs et les fumées lors de la cuisson.

Beaucoup de perfectionnements sur
ce four H 330 BP de Miele
: porte en verre, pyrolyse " intelligente " (qui
détecte les fumées et détermine la durée
de pyrolyse nécessaire), chaleur tournante, préchauffage
en 6 minutes
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